Lookbook – Carte postale Lyonnaise

Chère Lyon, Lyon la douce,

Pardon de ne pas t’avoir écris ces mots plus tôt. Je suis arrivée chez toi par la grande porte, mais je suis partie par l’entrée des artistes. J’ai eu peur de t’annoncer mon départ. Donc je suis partie discrètement, sans faire de bruit, en espérant que tu ne t’aperçoive pas de mon absence, je me suis effacée progressivement. Après tous les souvenirs heureux et les expériences que tu m’as donné, je ne me voyais pas t’expliquer pourquoi je partais. Moi-même, je ne parvenais pas à trouver les mots pour justifier mon départ. Pourquoi partir vers une ville inconnue lorsque celle dans laquelle on se trouve nous comble déjà de bonheur ?  Et bien, pour l’inconnu. Pour vivre. Tu n’avais plus rien de nouveau à m’offrir. De toi, j’avais fais le tour. Et pendant cette balade longue de quatre ans à travers tes rues et tes beaux édifices, je me suis perdue pour mieux me trouvée. Lyon, tu es magique. Tu m’as aidée à me définir. De près comme de loin, je t’ai aimé. De passage à Londres, Genève et Paris quelques mois loin de toi, je continuais à affirmer fièrement que je t’appartenais. Je suis Lyonnaise. Même les New-Yorkais le savent désormais. La Big Apple n’a cas bien se tenir. Je suis arrivée jeune et toute petite chez toi Lyon, et tu m’as fais grandir, et je me suis finalement sentit trop grande pour rester. Nous nous sommes si bien apprivoisées que j’ai finis par te trouver trop petite pour moi. Dans tes rues m’ayant un jours portée puis élevée, je me suis finalement sentie restreinte. Je ne voyais plus l’avenir au large de tes fleuves. Je ne devinais plus les opportunités au coin de tes rues. Je t’aimais tant. Il était donc temps que je parte. Pour ne pas laisser mon sentiment d’emprisonnement détériorer l’amour que j’ai pour toi. Nous avions fait notre temps. Mieux valait se quitter en bon terme. Ainsi, si nous souhaitons un jours reprendre où nous nous sommes arrêtées, nos sentiments seraient encore intactes. Jamais entravés par aucune animosité. Cette méthode sentimentale à déjà fonctionné (au moins dans un premier temps) par le passé lorsque j’ai ré-investit un cœur dans lequel j’avais autrefois logé. Toujours est-il Lyon que je t’ai quitté. Cependant, sache que je n’oublies rien de notre passé.  C’est encore un peu tôt pour Thanksgiving ici, mais je tiens quand même à te remercier et partager toute ma gratitude:

Lyon, merci pour tes rue. Hotel de ville m’a si souvent mis l’esprit en fête. Combien de verre y ais-je siroté, assises sur les chaises des Poupées Russes, sur l’herbe des Quais, ou autour d’un gratin de raviole au Café 203 où j’ai si souvent refait le monde en buvant du vin blanc. A la recherche d’un endroit où me rendre, je me suis parfois retrouvée un peu par hasard, assise à la terrasse du Boston, où les discussions on rendus cet endroit agréable. Même quand il pleuvait et que les parasols fuyaient. Lyon, merci pour Le Temps Des Copains et son ambiance hors du temps. Merci pour la place des Terreaux et sa fontaine illustre ayant supporté le poid de la victoire de la France lors de la coupe du monde. Merci pour la place Meissonnier. Surtout pour le numéro 3. Ma deuxième maison, l’endroit où j’ai trouvé si souvent du réconfort, de la joie, de la musique, et des rire. Merci pour le Chenavard et les bouteilles qu’on y a bu entre amis. Merci pour tes ponts menant au cœur du vieux Lyon. Merci pour Fourvière et pour son feu d’Artifice le 14 Juillet. Merci pour la fête des lumière et la féerie qu’elle crée dans nos cœurs. Merci pour la rue Molière. Surtout le 34, où j’ai pu rire, pleurer, bruncher, danser, chanter et me confier. Merci pour les burgers du Star Ferry et du Hopestore. Merci pour l’Antiquaire, cet endroit où j’y ai retrouvé un frère.

Lyon, merci infiniment et plus que jamais pour Croix-Rousse. Son âme, ses marchés, ses traboules, ses boutiques, et ses bistrots. Surtout le café Momento. Merci pour le parc du Gros Caillou et la place Bellevue où de thés froids en bouteilles nous y avons projeté nos avenirs, nos idéaux et pleurer des idiots. Merci pour le Dogs Bollock, cet endroit auquel je dois tellement, qui a vu naître une amitié merveilleuse et dont un jours nous rachèterons les murs. Merci pour la rue d’Austerlitz, Lyon. Surtout le 19. Là où – 94 marches plus haut – j’ai entassé tous mes souvenirs. Là où ma relation avec toi résidait. Dans ce petit canut qui a accueillis tellement de monde, vu tellement de passage. Parfois trop en même temps: On s’en souvient des 45 personnes pour 48m2, et on se souviendra aussi longtemps des sacs de plâtre (Coucou T.). Cet appartement qui a abrité de belles amitié et deux jolies histoire d’amour finalement faites pour être oubliées.

Lyon, merci pour Gorge de Loup, ou plutôt le Campus René Cassin et le Cefam pour m’avoir instruite, inspiré et orienté. Merci à cet endroit où j’ai rencontrés des amis pour la vie. Merci pour Pozzoli et les sushis de chez Yamato. Merci pour les jus d’orange pressés le matin avant les cours. Merci pour le soleil de midi se reflettant sur les fenêtres du campus.

Lyon, jamais je ne cesserais de te rendre visite. Nous resterons de vieux amis. Ma douce, j’ai le cœur ailleurs mais mon âme est tienne pour toujours.

 

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Cela fait aujourd’hui deux mois que j’ai quitté Lyon et fermé la porte de mon adorable appartement Croix-Roussien pour la dernière fois. Vide de meubles, vide de moi, mais encore remplit de souvenirsThis place I called Home Sweet Home… Le temps passe tellement vite. Voici qu’il y a quelques jours, j’ai regardé la pellicule d’un photoshoot réalisé avec mes deux meilleures amies très peu de temps avant mon départ. Fière du résultat de cette séance photo, mon attention ne c’est pas seulement portée sur les tenues shootées… Effectivement, le décor de ces clichés est  incroyable et très représentatif de l’urbanisme et du cadre Lyonnais. Il se dégage de ces photos une atmosphère incroyablement chaleureuse et familière… Il se dégage de ces photos une atmosphère indubitablement Lyonnaise. Et ce n’est pas seulement parce que ces photos me mettent en scène avec une personne chère à mon cœur (coucou Ness), ni parce que la photographe à un talent fou pour donner vie aux photos (coucou Gomar). Ces photos feel like home. Je ne pouvais donc pas les utiliser au profit d’un article lookbook classique. Ces clichés incarnent plus que la mode, elles respirent trop Lyon. J’ai donc commencer à réfléchir à une façon honorable de les exploiter sur Trendycece.com et j’en ai conclus qu’il était temps de remercier Lyon comme il se doit. Je ne me voyais pas parler de cette ville à laquelle je dois beaucoup comme j’ai pu parler de Paris ou Barcelone sous forme de Journal de Bord. Car Lyon, c’était plus qu’un voyage pour moi. Lyon, c’était et ça restera l’endroit où je me suis trouvée. 

Un merci tout spécial à Ness et Gomar pour avoir fait de ce photoshoot et de ma vie Lyonnaise une réussite.

 

— Salutations Distinguées, Cece

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